Convention collective transport routier : ce qui pèse sur vos coûts
Nicolas - Directeur Marketing & Commercial · C2A
Sommaire
✅ Mis à jour : octobre 2026⏱️ 6 min de lecture
Classification, temps de service, frais de route : la convention collective du transport routier fixe le cadre social de votre entreprise et pèse directement sur vos charges. Elle porte le numéro IDCC 16 et couvre le transport de marchandises, de voyageurs, le déménagement et la logistique. Chez C2A, nous accompagnons les gestionnaires de flotte qui doivent traduire ces règles en euros.
📋 Ce que vous allez trouver
→ Le champ d’application de la convention collective des transports routiers
→ Temps de service, heures supplémentaires et ancienneté
→ Les frais de déplacement du personnel roulant
→ Quelles obligations pour l’employeur au quotidien ?
Voici les repères à connaître, des coefficients conducteurs jusqu’aux indemnités de déplacement.
L'essentiel à retenir
Point clé
Ce que prévoit le texte
Identifiant
IDCC 16, brochure JO 3085, convention du 21 décembre 1950
Champ couvert
Marchandises, voyageurs, déménagement, logistique, ambulances, transport de fonds
Classification
4 annexes : ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise, ingénieurs et cadres
Conducteurs marchandises
Groupes 3 bis à 7, coefficients 118M à 150M selon le tonnage conduit
Temps de service
43 heures par semaine en longue distance, 39 heures pour les autres roulants
Ancienneté
2%, 4%, 6% et 8% après 2, 5, 10 et 15 ans de présence
Le champ d’application de la convention collective des transports routiers
La convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950, publiée par Légifrance sous le numéro IDCC 16, s’applique dès que le transport routier constitue l’activité principale de l’entreprise. Son périmètre couvre plusieurs familles de métiers :
Le transport routier de marchandises mobilise la majorité des effectifs concernés.
Déménagement, logistique et activités auxiliaires entrent aussi dans le champ d’application.
Ambulanciers et convoyeurs de fonds disposent quant à eux d’annexes dédiées.
Quatre annexes organisent ensuite la classification du personnel. Le coefficient fixe le taux horaire minimal du conducteur et dépend du tonnage conduit : le groupe 6 (138M) vise les véhicules de plus de 19 tonnes, quand le groupe 7 (150M) distingue les conducteurs hautement qualifiés.
Temps de service, heures supplémentaires et ancienneté
Le temps de service des conducteurs obéit à un régime d’équivalence propre au secteur. D’après les données sociales du transport routier de marchandises publiées par le ministère de la Transition écologique, la durée équivalant à la durée légale atteint 43 heures par semaine, soit 559 heures par trimestre, pour les conducteurs longue distance. Elle descend à 39 heures, soit 507 heures par trimestre, pour les autres personnels roulants.
Au-delà, les majorations s'appliquent par paliers : 25% de la 36e à la 43e heure, puis 50% de la 44e à la 56e heure pour les grands routiers. L'ancienneté ajoute 2%, 4%, 6% et 8% après 2, 5, 10 et 15 ans de présence. Un conducteur longue distance franchit ainsi le premier seuil de majoration dès la 36e heure, bien avant le terme de son régime d'équivalence.
💡 Conseil d'expert C2A
Notre équipe C2A constate que les litiges portent le plus souvent sur l’amplitude journalière, plafonnée à 12 heures, et sur la pause de 45 minutes après 4h30 de conduite. Un relevé chronotachygraphe archivé et un état récapitulatif mensuel remis au conducteur sécurisent un contrôle de l’inspection du travail.
Les frais de déplacement du personnel roulant
Les frais de déplacement du personnel roulant obéissent au protocole du 30 avril 1974, annexé à l’annexe I de la convention. Ce texte distingue quatre indemnités selon le moment et la durée du service :
Le casse-croûte indemnise un service commencé avant 5 heures du matin.
L’indemnité de repas couvre une coupure méridienne passée hors de l’établissement.
Un repas unique s’applique lorsque le conducteur ne prend qu’une seule coupure.
Enfin, le grand déplacement additionne un repas et un découcher.
Chaque versement s’appuie sur un justificatif de service, car les frais de déplacement d’un chauffeur routier se calculent à partir de la feuille de route et des heures de prise de service.
Quelles obligations pour l’employeur au quotidien ?
L’employeur applique la grille conventionnelle, décompte le temps de service, verse les indemnités de déplacement et déclare sans délai tout sinistre survenu sur le trajet. Ces obligations se cumulent avec le droit commun du code du travail et avec la réglementation européenne sur les temps de conduite.
Un sinistre entre le domicile et le lieu de travail impose par exemple une déclaration d’accident de trajet dans les 48 heures. Sur le volet attractivité, la pénurie de chauffeurs routiers pousse beaucoup d’entreprises à jouer sur les compléments conventionnels plutôt que sur le seul salaire de base. La maîtrise des dépenses de route libère la marge nécessaire : une carte de carburant professionnelle centralise gazole, péages et parkings sur une facture unique, et nos tarifs s’étudient sans caution ni garantie financière.
🎙️ Parole d'expert C2A
« La convention fixe un plancher, pas un plafond. Les entreprises qui fidélisent leurs conducteurs travaillent surtout les frais de route et la régularité des paiements, deux postes que le gestionnaire contrôle réellement. »
Vos bulletins respectent la convention, mais vos coûts de route dérapent d’un mois sur l’autre ? Demandez une étude personnalisée gratuite à C2A : nos experts vous rappellent le jour même pour cadrer vos dépenses de mobilité, sans caution ni engagement.
Le numéro IDCC de la convention collective du transport routier est le 16. Ce code identifie la convention nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport, diffusée sous la brochure JO 3085. Il figure obligatoirement sur les bulletins de paie des salariés concernés.
La durée de travail des grands routiers correspond à 43 heures hebdomadaires, soit 559 heures par trimestre, au titre du régime d’équivalence. Le plafond atteint 56 heures sur une semaine isolée et 53 heures en moyenne trimestrielle. L’amplitude journalière ne dépasse pas 12 heures.
Oui, la prime d’ancienneté s’impose dans le transport routier dès 2 ans de présence. Elle majore la rémunération conventionnelle de 2%, puis de 4%, 6% et 8% après 5, 10 et 15 ans. L’employeur la calcule sur le taux horaire garanti du coefficient, hors primes et frais.
Non, les frais de déplacement se distinguent du salaire brut. Ces indemnités remboursent une dépense engagée par le conducteur et échappent aux cotisations dans la limite des barèmes admis. Elles apparaissent sur une ligne dédiée du bulletin, séparée des éléments de rémunération soumis à charges.
Passionné par les enjeux de mobilité professionnelle, Nicolas accompagne les entreprises de transport dans l'optimisation de leurs coûts de déplacement. Il partage sur ce blog son expertise en gestion de flotte, fiscalité routière et solutions de paiement professionnels.