Les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) sont en voie d’épuisement et la couche d’ozone en sérieuse diminution.  C’est pourquoi la communauté internationale s’est accordée sur le besoin de recourir à des énergies alternatives, à moyen et long terme. Les énergies renouvelables s’imposent naturellement comme une perspective pour les sociétés futures.

Les énergies renouvelables : c’est-à-dire ?

L’Union Européenne a fixé les étapes des « 3 x 20 » à l’horizon 2020 :

  • Réduction de 20 % des émissions de CO2
  • Baisse de 20 % de la consommation d’énergie
  • Proportion de 20 % d’énergie renouvelable dans la consommation d’énergie

Pour parvenir à ce résultat, il faut passer par les énergies renouvelables. Les énergies renouvelables sont des énergies de flux qui produisent de l’énergie sans épuiser les ressources naturelles et pratiquement sans émissions de GES. Par ailleurs, elles sont bien plus rentables ! Les 5 énergies renouvelables sont l’hydraulique, la biomasse, l’éolien, le solaire et la géothermie. Ces énergies produisent de l’électrique (la biomasse produit aussi de l’éthanol, composant de l’essence à 5%). Bien entendu, cela concerne tous les domaines, du bâtiment aux usages en passant par… les transports !

Des politiques volontaristes en faveur de l’électrique

En matière de transport, l’alternative à moyen terme, c’est l’électrique (dont la source vient  idéalement d’une énergie renouvelable plutôt que du nucléaire !). Où en est le marché de la voiture électrique aujourd’hui ? Une étude menée par EDF nous éclaire sur ce point*.

La Norvège affiche un marché en constante progression du fait d’une politique volontariste. En effet, dans ce pays, les véhicules électriques ne sont pas soumis à la TVA et aux taxes d’acquisitions qui représentent là-bas 50% du prix des voitures neuves en moyenne. En plus de cela, les usagers norvégiens de voitures électriques ne paient ni les péages, ni les charges liées à l’utilisation de tunnels ou de ferrys. Les frais de parking ne s’appliquent pas non plus aux véhicules électriques qui sont même libres de circuler sur les voies de bus ! Mais l’État norvégien est victime du succès de sa politique volontariste qui représente un coût désormais difficile à supporter. Aussi, dès 2018, les usagers de voitures électriques devront recommencer à payer la moitié des taxes routières et la totalité leur incombera en 2020. L’exemption de TVA doit également être remplacée par une subvention qui, à terme, sera réduite, voire supprimée.

Les États-Unis cherchent également à convaincre les usagers grâce à un crédit fédéral pouvant aller jusqu’à 7 500 $ pour promouvoir l’achat de voitures électriques.

On se rend compte qu’en dehors de ces politiques volontaires, les usagers gardent leurs habitudes. Au Japon, les ventes de véhicules électriques ont chuté d’un cinquième en 2015 du fait de l’arrêt de certaines politiques encourageant ce type d’achat.

En France, la tendance est à l’augmentation des achats de véhicules électriques, même si les chiffres restent encore modestes. Au-delà des mesures incitatives, la constitution d’un maillage dense de bornes de recharge, un processus à ses débuts en France, devrait plus largement contribuer à la croissance du marché. En effet, de nombreux acheteurs potentiels de véhicules électriques hésitent encore à passer à l’acte de crainte d’être trop limités dans leur déplacement.

Une question de temps

Même si le basculement n’est pas une problématique à court terme, il est essentiel d’anticiper. En effet, les ressources s’épuisent et tôt ou tard, les États devront adapter leur infrastructure à l’énergie électrique pour les véhicules. Les stations devront être équipées de bornes électriques et à long terme, tous les scénarios énergétiques sont possibles. C’est pourquoi nous avons anticipé sur l’avenir en adaptant dès à présent nos cartes carburant à d’autres types de dépenses qui peuvent concerner la recharge électrique mais aussi le parking, le lavage et plus globalement tous les frais liés au déplacement, qu’il s’agisse de réservation d’avions, d’hôtel ou de restaurants. Parce que nous avançons non seulement vers une société sans énergies fossiles mais aussi vers une société de services, C2A adapte sa carte aux usagers de demain !

Source : https://www.lenergieenquestions.fr/etat-des-lieux-du-marche-des-voitures-electriques-dans-le-monde/