Peut-on en finir avec les énergies fossiles ? C’est en tout cas le projet de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire qui promet de « s’engager vers la neutralité carbone (Gaz à effet de serre) ». En effet, le Plan climat entend traduire l’accord de Paris (2016) en actions concrètes. L’avenir de nos véhicules est-il électrique ? Faisons le point.

Parmi les actions concrètes visant l’engagement écologique de la France figure la convergence de la fiscalité de l’essence et du diesel d’ici trois ou quatre ans. Cette mesure pourrait cependant prendre un peu de temps car le gouvernement ne veut pas s’aliéner les automobilistes qui se sont souvent endettés pour acheter un véhicule diesel et qui mettraient du temps à faire la transition vers un autre véhicule. Mais au fait, pourquoi y-a-t-il tant de moteurs diesel sur le marché ?

Diesel : l’ancienne tendance

Suite au premier Grenelle de l’environnement, l’objectif étant clairement de faire baisser le taux de gaz à effet de serre, la France a mis en place un bonus/malus favorable au diesel. Pourquoi ? Parce que les véhicules diesel émettent moins de CO2 que l’essence, le diesel étant plus dense en énergie. C’est en raison de cette politique qu’en 2012, les véhicules diesel représentaient 75 % des immatriculations. Aujourd’hui, tout a changé car le but prioritaire est désormais de ne pas promouvoir une énergie nuisant à la santé. Or, la fiscalité actuelle favorise toujours le diesel, qui est de loin le premier carburant vendu en France avec 80% des volumes !

A quand le tout électrique ?

Ce n’est pas pour tout de suite. En attendant, il y aura des bonus et des malus visant à « inciter les citoyens à acheter des véhicules qui impactent moins la santé humaine », a souligné Nicolas Hulot. Aujourd’hui, l’État ajoute une prime de 4 000 € si vous mettez un vieux véhicule diesel à la casse. Le ministre est allé encore plus loin en annonçant la fin de la vente des voitures à essence et diesel d’ici 2040 !

Quant aux hybrides rechargeables, ils bénéficieront d’une prime de 1 000 €. Pour les autres véhicules, il n’y aura plus que des malus (avec une grille de plus en plus restrictive) *. On l’aura compris, le but est de favoriser les véhicules électriques. Mais si la technologie fonctionne, le marché n’est pas encore mûr. Question d’habitude… et de prix !

C’est la raison pour laquelle certains pays ont mis en place une politique volontariste pour favoriser l’achat de véhicules électriques. Au niveau mondial, l’objectif est d’aller vers une décroissance de l’usage des énergies fossiles et vers un développement des énergies renouvelables, tous secteurs confondus.

*Francetv info